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Quand je vous le dis :
par Martine Montémont

 

 « La Bretagne est gourmande et ce n’est un secret pour personne. La mer est généreuse en produits d’exception et la terre dispose de ressources agricoles formidables. Chaque année, Rennes, capitale de région et désormais reliée à Paris et même Lyon et Marseille par TGV, organise « Rennes Festival Gourmand » du 22 au 24 septembre. À ne pas manquer. »

 


Les Anglais, qui ont investi en 1858  – on pourrait presque dire inventé – Dinard, petit village breton de pêcheurs de goémon à la suite de Madame Faber qui en était tombée amoureuse, ont bâti de magnifiques villas en face de Saint Malo. Toutes racontent des histoires fascinantes. Pour les découvrir, un guide s’impose...

Ils se moquaient du vent, pourvu qu’ils aient la vue. Marins dans l’âme et indifférents aux tempêtes et aux paquets de mer. Les villas, toutes plus originales les unes que les autres sont en promontoire, surtout sans vis-à-vis, ce qui fait que toutes les constructions sont en bord de mer et les croisées, terrasses et balcons surdimensionnées. On y retrouve tous les styles d’architecture, comme l’exigeait un 19e siècle très éclectique. Néo-gothique, médiéval, classique et c’est sublime.

L’art des bains de mer

À l’instar de cités balnéaires comme Biarritz, Deauville, la Baule, ou encore Cabourg, Dinard a ouvert la voie avec tous les riches amateurs de bains de mer qui venaient là se faire soigner et profiter de la thalassothérapie déjà très en vue.

Les gravures d’époque sont très nombreuses et beaucoup signées de Daumier. On portait des costumes de bain qui couvraient le corps de la tête aux pieds, mais on ne se changeait pas sur la plage. Les cabines de bains que l’on appelait « déshabilloirs » étaient tirées dans l’eau par des chevaux et on se baignait « à la lame », c’est-à-dire qu’on attendait la marée, assurés par des maîtres baigneurs qui tenaient une corde. Cocasse.

De nos jours, il existe toujours des cabines de bain adossées aux rivages. Elles abritent chaque saison des générations de familles.

Les belles baigneuses des Années Folles n’avaient pas le temps de s’ennuyer. Il était courant de se changer jusqu’à 7 fois par jour, comme sur le Titanic. Et quand on sait que les tenues n’étaient commodes ni à enfiler, ni à retirer, on imagine le tableau !


« Rendez-vous au large avec les dauphins et Gaël de l’association Al Lark. C’est toujours la météo qui décide et les journées et la lumière de l’automne pour aller à la rencontre de la plus importante colonie de dauphins d’Europe sont parmi les plus favorables. »

  


Quand vient l’automne et que les vagues submergent les jetées et inondent jusqu’à l’espace du Casino, la station s’endort pour l’hiver. La fréquentation de Dinard est saisonnière, mais la piscine d’eau de mer à 28° est ouverte toute l’année. 

Reste que le spectacle des villas est permanent et que la promenade au clair de lune qui court sur 2kms est proprement enchanteresse. D’autant que le climat est particulièrement doux. Les plantes méditerranéennes s’y acclimatent volontiers. Ce qui a valu à Dinard d’avoir des mots avec Cannes et Nice qui voulaient garder leurs Anglais.

Les princes russes, Picasso, la reine Hortense et Moët Hennessy

C’est à son toit orange que l’on repère la villa de la Reine Hortense de Beauharnais. Les princes russes n’hésitent pas non plus à équiper leurs résidences de baignoires en argent, la toile de Jouy recouvre les murs. La place dévolue aux sanitaires est essentielle, chaque chambre en est équipée, ce qui est très nouveau pour l’époque.

Léguée à la ville en 2007, la Villa Rochebrune accueille désormais des expositions. 

 


« Des plages de Dinard, on aperçoit Saint Malo qui n’est pas à plus de 15km. Même s’il faut 55 minutes pour les parcourir si on choisit la voiture. Pour sa ville close imprenable, ses malouinières, la demeure de corsaire de l’hôtel Magon à l’histoire passionnante et un déjeuner au bistrot « Autour du Beurre » de l’empereur du bon beurre Jean-Yves Bordier. » 

Parmi les lotissements de luxe construits dans le parc du château de la Malouine par l’adjoint au Maire, Auguste Poussineau, de nombreuses et belles villas s’installent face au large parce que voir la mer est largement aussi important que d’aller dans l’eau.

La Villa Coppinger, de style malouinière a été bâtie en plein vent.

C’est un comte libanais fort riche qui a construit la Villa Des Deux rives. La situation, toujours très ventée a conduit ses successeurs à creuser un pont dans la roche.

Parmi les illustres amoureux de Dinard, on comptera Picasso qui a séjourné à la Villa Beauregard de style néo-normand quand il était avec Olga.

À la suite de sa rencontre avec Marie-Thérèse, il va occuper la Villa Bélévent et sa peinture évoluer vers un cubisme plus tourmenté. Plus sexué aussi.

Des hôtels au charme très british

Pour séjourner à Dinard, on retiendra quelques curiosités. L’hôtel Printania dont les serveuses portent le costume régional appartient à la même famille depuis les années 20. On y trouve encore des lits clos.

Le Castelbrac s’est installé dans les anciens locaux de l’Aquarium. La maquette du « Pourquoi Pas » du commandant Charcot trône dans la salle à manger, par ailleurs fort bruyante. Le chef cultive du goût pour la cuisine aux algues et les lieux sont truffés de curiosités, mais il va falloir encore un peu de temps pour que tout y tourne comme une horloge.

Dans la plus pure tradition british, l’hôtel Barrière est sans doute le plus accompli et le plus symbolique de la ville à tous points de vue. On y est merveilleusement accueilli, le petit déjeuner abondant et exquis et la clientèle délicieusement élégante et bien élevée.

Il est aussi un des points de rendez-vous majeur du Festival du Film Britannique à Dinard. Il a lieu cette année du 27 septembre au 1er octobre et le jury sera présidé par l’actrice, réalisatrice et scénariste Nicole Garcia.

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