Opportunités en vue


 

Quand je vous le dis :

 

« La gentillesse naturelle des New Yorkais ne semble pas toujours intéressée. On se souviendra avec émotion du sourire du chauffeur du Big Bus à qui l’on fait un petit signe et qui vous laisse monter avec le sourire avant de démarrer. »

 


Billets d’avion en poche, nous voici devant un dilemme. Aux conseils de qui se fier pour établir au mieux notre programme et profiter au maximum de ce voyage sur lequel on fantasme depuis déjà un bon moment... Voir la vidéo sur youtube.com

Famille, amis, guides de voyages, articles de presse ? Pourquoi pas… Mais à bien réfléchir, ce qui nous motive principalement pour traverser l’Atlantique et se poser à Manhattan, c’est de retrouver les traces de ces héros de séries qui nous enchantent depuis des années.

Décision donc de se fier à ceux qui savent vraiment et de laisser Marion Miclet, l’auteur de « Découvrir New York en séries » et co-auteur du blog Séries Chéries prendre les choses en mains et nous entraîner à sa suite…

Pas une bloggeuse ordinaire.

Elle est diplômée de Sciences Po Lyon et spécialisée en cultural studies avec un Master en histoire du cinéma américain. Quand elle a vécu à NY entre 2008 et 2013 elle avait l’impression à chaque coin de rue de se retrouver sur un plateau de tournage Netflix. Le rêve pour une fan de séries !

Au retour, comme elle le dira elle-même, elle sera « aussi inconsolable qu’un fan à qui l’on vient d’annoncer que son show préféré est annulé prématurément ». Mais comme le lui rappellera une amie « once a New Yorker, always a New Yorker ». 

On commence à parcourir l’ouvrage de Marion et on constate avec soulagement que ce n’est pas une énième bloggeuse à l’avis totalement subjectif mais au contraire une jeune femme cultivée qui connaît son sujet par cœur. On part avec elle sur les traces de nos scènes préférées et on se régale à lister les lignes directrices de notre programme.


« Marion émaille aussi son propos d’anecdotes. C’est ainsi que l’on apprend que les Friends n’ont pas été tournés à New York comme on pourrait le penser, mais que leur immeuble d’habitation au croisement de Bedford Grove St dans Greenwich Village s’y trouve bien et qu’on peut l’admirer. Le Central Perk n’existait pas non plus. À l’image des Trois Colombes de Joe Dassin à Nancy et du Café Pouchkine dans le Moscou de Gilbert Bécaud. De ces lieux fictifs que l’on croyait connaître par cœur ; on a fini par faire de vraies adresses. »
 

  


On complète le tout avec l’appli « Eric’s New York » qui recense les bonnes adresses réactualisées d’un vrai amoureux de la Grosse Pomme et de ses acolytes et on valide avec le classement de TripAvisor.

Dans l’avion, on a tout le temps de lire toutes les histoires des séries au travers des quartiers où elles sont tournées et on se remémore les scènes grâce à l’auteur qui nous précise à chaque fois la saison et l’épisode. Si on imaginait calmer son excitation du voyage c’est râpé ! On est plus que jamais impatient d’atterrir, et ça c’est trop bon.

Au retour, on remet ça (le bouquin est incroyablement rentable…) Il servira ensuite à cultiver les souvenirs et à préparer des projets pour l’expédition suivante.

La savante, très éclairée et enthousiaste Marion donne envie aussi de découvrir certains shows que l’on n’a même pas abordés.

La sociologue qu’elle est, présente chaque chapitre en développant comment les séries ont influencé le développement de la ville et des quartiers. Passionnant. On traîne dans l’Upper East Side à la sortie des classes des Gossip Girls et à Grand Central sur les traces de Serena Van der Wodsen.


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On prend le petit déjeuner chez Magnolia Bakery en abusant sans remords des cupcakes avec Carrie et Miranda de Sex and the City, on dévore une pizza chez Joe ‘s Pizza  et on passe faire un petit pèlerinage devant l’appart de Carrie au 64 Perry Street en s’étonnant de ne pas voir la limousine de Big en stationnement.

On suit les Mad Men et Peggy Olson à Rockfeller Center et on se dit qu’il est temps de commencer Girls qu’on a encore jamais vue.

Nos adresses explorées.

Départ de Lyon sur Air Canada qui permet de simplifier les formalités de douane à l’atterrissage aux US puisque presque tout se fait à Montréal. À Newark, - pour rejoindre le Jewel Facing Rockfeller Hotel, qui ne paie pas de mine serré entre les immeubles mais qui se révèle vraiment top, - on utilise la navette partagéeIl donne sur Radio City et pour dompter le jet lag et ne pas perdre une minute, on se motive en apercevant la rue et ses néons comme posés sur le pied du lit.

Comme on n’est pas venus pour se mettre au régime, on attaque ferme les restos de burgers et de viande. Pour s’apercevoir que la ville qui ne dort jamais abrite aussi des établissements qui ferment à partir de 18h. Comme Earl of Sandwich (« earl », on aurait pu se douter…). Mais avec un hôtel au cœur du sujet, on n’est nulle part loin de rien. Il suffit de faire confiance à ses pieds.

En descendant par ce moyen de locomotion qui fait ses preuves depuis la nuit des temps, jusqu’à l’Observatoire de l’Empire State Building, Battery Park, Wall Street, Soho, Little Italy, Chinatown, le Pont de Brooklyn, l’East River, Time Square et Broadway, on aura couvert 90km en 6 jours. Certifiés par l’appli de l’Iphone !

Parmi nos coups de cœur burgers, pizzas, steak house, avocado toasts et autres somptueux bagels, il y a les pancakes de chez Bubby’s que les Américains commandent en plat principal. On goûte, on les comprend ! 


« Plongeon au retour dans "Les Tribulations culinaires de Phil" sur Netflix. Avec, en plus des « spécialités » dont nous nous sommes plus ou moins régalés, cette anecdote à propos d’un tourniquet que les enfants empruntaient il y a plusieurs dizaines d’années dans les jardins et cette conclusion que la séduisante et féroce ville monde tourne, tourne et tourne de plus en plus vite et vous éjecte si vous ne vous cramponnez pas assez bien. »

  


Savoir toutefois que la junk food n’est pas une fatalité. Pour une salade géante avec une généreuse portion de homard du Maine, c’est un peu partout.

Pour vivre New York et le formidable optimisme de ceux qui viennent y tenter leur chance, on s’installe chez  Ellen’s Stardust Diner qui permet de constater que le serveur archi sympa qui nous a apporté notre assiette a aussi un vrai talent derrière son micro.

Évidemment, ils sont furieusement sympas pour que le pourboire soit à la hauteur, mais on en profite bien et la mauvaise humeur du personnel hexagonal ne nous a pas manqué un instant.

On aura adoré aussi Pretty Woman incontournable et formidable spectacle à Broadway et le shopping chez Macy’s qui a la délicatesse d’éclairer ses cabines avec des lumières différentes pour que l’on puisse procéder à des essayages avec la lumière du jour, de l’intérieur, du soir et toutes les circonstances dans lesquelles on est censé porter la tenue. So american, so New York !


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