Opportunités en vue

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Quand je vous le dis :
par Martine Montémont

 

 
« On en profite aussi pour se plonger dans l’univers de Corto Maltese présentée jusqu’au 24 mars Pour visiter « Yokainoshima, esprits du Japon » jusqu’au 25 août et parcourir Coléoptères jusqu’au 1er décembre.  »

 


C’est un musée que bien des amateurs d’art et de culture envient à la ville de Lyon. Y compris à Paris qui n’en manque pas. En ce moment, en plus de très riches et passionnantes collections permanentes, 4 expositions temporaires passionnent les visiteurs qui se précipitent à la Confluence pour les découvrir...

Avec un coup de cœur pour « Fêtes himalayennes, les derniers Kalash » jusqu’au 1er décembre 2019 qui raconte une expérience passionnante de 3 ethnologues originaires de Lyon, Viviane Lièvre, Jean-Yves Loude et Hervé Nègre fascinés par ces habitants de la région du Pakistan au point d’avoir séjourné chez eux à dix reprises entre 1976 et 1991.

La vie quotidienne à 2400m

C’est l’Himalaya comme on ne l’imagine pas. Loin des exploits de grimpeurs, des camps de base, des sherpas et sommets vengeurs.

Loin aussi de Katmandou et des fantasmes occidentaux. En se méfiant grandement de la vision de l’Asie selon Kipling, même si l’écrivain est à l’origine de la curiosité des ethnologues. Mais sans non plus idéaliser et présenter ce peuple paisible et unique en son genre comme des détenteurs de la vérité. En aucun cas, il ne s’agit d’une apologie du chamanisme. 

Bergers et chasseurs, les Kalash n’hésitent pas à mener leurs troupeaux et à récolter leur lait pour confectionner le fromage dans le respect des « fées » jusqu’à 4000 m. Au village, ce sont les femmes qui dirigent le quotidien. Elles irriguent, tissent, filent, rentrent le grain et préparent les fêtes qui rythment les saisons et célèbrent la générosité des Dieux. Leur costume est lourd et riche et leur élégance très colorée est leur meilleure forme de résistance à la pression des peuples voisins. Viviane n’a pas hésité à le porter avec elles.


« L’exposition repose essentiellement sur une présentation iconographique avec des diapos géantes à taille humaine. Le musée des Confluences en est le dépositaire suite à un don que les ethnologues lui ont fait en 2016 et qui est à l’origine de cette exposition unique en son genre. »

  


Vendanges célestes, vin sacré, Chaumos, la fête de l’hiver, c’est une conception cyclique du temps qui les gouverne. Et ce sont les chamans qui déroulent croyances et célébrations. Ils sont les réparateurs de désordre et leur influence est grande au point que les Kalash, dont la notion d’abondance est le credo, ont toujours résisté au culte de Bouddha, à la propagation de l’Islam et à la Chrétienté.

À l’écart des religions monothéistes

Les Kalash vivent dans l’Hindu-Kush, dans 3 vallées serrées, entourées notamment de 207 millions de Pakistanais. Mais aussi de l’Inde et de l’Afghanistan. Au fil des ans, les derniers chamans ont disparu et les jeunes gens, y compris les filles sont allés faire des études à Islamabad. C’est ainsi que certaines jeunes femmes rencontrées il y a quelques années par les ethnologues ont cessé de porter les cotonnades colorées et les coiffes de coquillages auxquelles elles tenaient tant pour se couvrir du voile noir islamique. Non pas parce qu’elles se sont laissées convertir, mais parce qu’elles ont épousé des Musulmans.

La jeunesse tient toutefois à ses droits et rares sont ceux qui ne reviennent pas dans les vallées de leurs origines après leurs études. De florissante qu’était la période à l’époque où les 3 Lyonnais les ont visités, les modes de vie ont évolué et les sanctuaires ont été souillés. Il s’agit bien là des derniers Kalash et des anciennes fêtes himalayennes en voie de disparition.

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