Opportunités en vue

 

Quand je vous le dis :
par Martine Montémont

 

 « Le succès du musée des Confluences est fulgurant et profite largement du monde qui défile désormais à Lyon pour attirer un public fidèle et souvent nouveau. Plus d’un tiers des visiteurs n’avait jamais poussé la porte d’un musée. C’est pourquoi les grandes expos qui y ont été présentées voyagent au 4 coins du monde. « Potières d’Afrique » est présentée au musée Ariana musée suisse de la céramique et du verre, à Genève jusqu’au 9 septembre 2018 « Venenum » sera installée du 23 avril 2019 au 8 mars 2020 au Musée de la Civilisation de Québec dans une version revisitée avec des références historiques et culturelles adaptées au public canadien et nord-américain et « Dans la chambre des merveilles » sera présentée à la Cité d’Archéologie et d’Histoire de Montréal à Pointe-à-Callière du 11 février 2019 au 5 janvier 2020 avec un parcours identique à celui de l’exposition présentée à Lyon, mais en plus une partie orientée sur les cabinets de curiosités nord-américains. »

 


On est accueilli par une grand voile. Une vraie. Le talentueux musée des Confluences de Lyon qui est aussi le 1er musée hors Paris avec ses 700.000 visiteurs, ne recule devant rien en ce qui concerne le réalisme...

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On l’aura vu avec les « affreuses » bébêtes de Venenum qui viennent de s’envoler pour Montréal et la scénographie glacée d’Antartica.

Avec l’exposition « Hugo Pratt, lignes d’horizonsLien actif dans la version « Visiteurs Reconnus » de l'article. M'inscrire. Connection... » au musée des ConfluencesLien actif dans la version « Visiteurs Reconnus » de l'article. M'inscrire. Connection... à Lyon jusqu’au 24 mars 2019 qui célèbre le créateur du beau Corto Maltese, mais pas que, ce sont d’authentiques coiffures des Indiens d’Amérique, une tête réduite Jivaro, un crâne de cristal et autant d’objets puissamment ethnographiques qui justifient la présence de ce créateur singulier à l’inspiration échevelée dans les allées du musée.

Hugo Pratt n’a pas été choisi par hasard par le musée. Il est ici chez lui et son œuvre est totalement en osmose avec le projet du musée. Les ¾ des objets présentés viennent d’ailleurs de ses propres collections. On évolue dans l’imaginaire émerveillé de ce génie autodidacte qui avait toujours son passeport en règle pour partir à la rencontre de son inspiration aux 4 coins du monde.

Venise évidemment qui est au cœur de l’œuvre de ce natif de Rimini, amoureux de la Sérénissime. C’est d’ailleurs un chat vénitien qui trône au centre de la table d’orientation de la Méduse, lumineuse et interactive qui fait voyager le visiteur dans l’univers foisonnant d’Ugo qui a adopté un « H » au début de son prénom pour faire corps avec la façon argentine et française de l’écrire. Deux pays qui comptaient pour lui et où il a vécu assez longtemps.

Parmi les influences d’Hugo Pratt, on découvre la littérature anglo-saxonne avec Stevenson et Jack London, le cinéma de l’âge d’or hollywoodien avec le personnage de Corto Maltese inspiré de Burt Lancaster, mais qui ressemble tout de même furieusement à Pratt lui-même et les bandes dessinées américaines de Milton Caniff.

Au fil des planches et des objets qui lui ont appartenu, on découvre aussi un scaphandre qui rappelle que les plongeurs italiens sont les plus célèbres du monde. Comme un air de Grand Bleu…

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