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Vendredi, 08 Janvier 2010 01:45 |
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Depuis que la production de truffes noires en France est passée de 1500 tonnes en 1868 à 500 tonnes en 1920 pour finir à 30/40 tonnes en 2006, la "rabasse", comme on l'appelle, n'a jamais autant fait parler d'elle. Et à considérer le nombre impressionnant de marchés aux truffes, de restaurants qui proposent des menus truffes, de séjours dans les maisons d'hôtes et dans les truffières, on a peine à croire que la production continue à décliner doucement et dangreusement.
En France, on tient au "diamant noir" comme à la prunelle de ses yeux et on encourage fortement les initiatives de tous ceux qui se verraient bien trufficulteurs. |
L'Office National des Forêts a même édité un petit opuscule destiné à encourager les vocations et à restaurer les capacités des truffières naturelles dans le Vaucluse. Avis à tous les gratte-papier qui rêvent de changer de vie ! Pendant ce temps-là - et que sur les marchés prolifèrent les truffes chinoises, qui n'ont de truffes que le nom - les éleveurs de chênes et de chiens truffiers se bagarrent pour revendiquer la prédominance de leur terroir.
Pour bien des consommateurs, la truffe noire gastronomique et coûteuse, c'est la truffe du Périgord. Et c'est d'ailleurs ainsi qu'on l'appelle. Sinon que c'est dans le Tricastin, le sud de la Drôme et le Vaucluse que l'on récolte 70% de la production française.
Gloire donc au marché de Richerenches (84 - Vaucluse) qui se tient tous les samedis matin entre le 27 novembre, jour de la Saint-Sevrin et le 19 mars, jour de la Saint-Joseph. Avec, en point d'orgue, la fameuse Messe des Truffes, cette année le 17 janvier, au cours de laquelle, on ne refile pas de pièces jaunes au curé, mais bel et bien de bonnes truffes dont le prix au kilo devrait permettre de refaire les toits de toutes les églises du coin.
Marchés aux truffes et Fêtes de la Truffe, les amateurs qui disposent d'un peu de temps en cette saison rigoureuse ont de quoi faire. On démarre le 10 janvier à Saint-Geniès-des-Mourgues (34 - Hérault) près de Montpellier qui organise sa 4ème Fête de la Truffe et on enchaîne... A Pernes-les-Fontaines le 20 janvier pour une première édition, à Carpentras le 7 février et à Avignon le 21 février.
Et pour en savoir davantage sur cette truffe d'exception, il suffit de passer un moment à la Maison de la Truffe et du Tricastin à Saint-Paul-Trois-Châteaux (26 – Drôme). Dans la foulée, on peut se rendre à la Fête de la Truffe qui se tient chaque année, le 2ème dimanche de février. Mais ce n'est qu'un exemple. Dans les villages du Luberon comme Ménerbes, on en profite pour visiter le Musée de la Truffe et du Vin installé dans l'hôtel d'Astier de Montfaucon qui date des XVII et XVIIIème siècle. A Gordes et Roussillon, on célèbre la truffe tout autant.
Evidemment, les restaurants, hôtels et maisons d'hôtes en profitent pour organiser des séjours autour de la truffe. Cavage à la suite d'un trufficulteur, dégustation, cours de cuisine, les propositions se retrouvent en quantité dans la Drôme et dans le Vaucluse.
Mais le Périgord se défend bien et, pour nous aider à nous remettre des agapes de fin d'année, on nous propose à Sarlat (24 - Dordogne) de célébrer la truffe et le foie gras. Les 16 et 17 janvier, la toute récente Académie Culinaire du Foie Gras et de la Truffe participe à la Fête de la Truffe. Elle a vu le jour à l'initiative de la ville de Sarlat, des foies gras Rougié et de la Maison Pebeyre, les seuls et uniques négociants dans le monde de la truffe.
Ceci expliquant cela, le Tricastin et la Drôme sont plutôt entre les mains de trufficulteurs et restaurateurs individuels tandis que le Périgord dispose de maisons de bonne notoriété, qui existent, comme c'est le cas de Rougié, depuis 1875. Mais l'important, c'est que la production de truffe dure, croisse et embellisse. Ici et nulle part ailleurs. On s'y emploie.
Toujours à lire pour en savoir plus sur la truffe, "Richerenches la secrète – Marché en terre de truffes" chez La Muse Editeur. Vendu en librairie et directement en ligne. |
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Bons Plans & Codes Promos

Aller-retour et retour-aller, l'aéroport de Lyon Saint Exupéry est désormais à moins d'une 1/2 heure de la gare de la Part Dieu sans risque de bouchons. Avec une ligne spécialement dédiée. Et c'est une première française... Grimper dans le Rhône Express dès que l'on a touché une des pistes de Lyon Saint Exupéry et après avoir déjeuné, pourquoi pas, à l'Espace Le Bec, un des meilleurs restaurants d'aéroports (Lyon oblige...), c'est déjà voyager. A bord de cet engin qui ne craint pas la concurrence, qui a doublé les capacités de l'ancien Satobus et fonctionne 7 jours sur 7 et 365 jours par an (même le 1er mai), on trouve autant de clientèle d'affaires que de touristes qui partent visiter l'Europe et le monde et, à l'inverse, ont rendez-vous avec la capitale des Gaules, classée au patrimoine de l'Unesco et riche de restaurants, musées, boutiques de luxe. Avant de partir à la rencontre de tous les charmes de la région Rhône-Alpes, de son fleuve et de ses montagnes. Il s'agit d'un tram-train qui emprunte la ligne du T3 pour partie et relie la ville à la gare de l'aéroport. Initialement, il était prévu qu'il arrive au pied des terminaux, mais l'expertise des experts qui ne pensent, comme chacun sait, qu'au bien-être de chacun d'entre nous, a préféré le faire arriver à la gare TGV (à 10 minutes des terminaux avec les trottoirs roulants). Les maîtres d'oeuvre, rattrapés par l'imprévu, ont fait un deal avec la SNCF pour que la ligne arrive au pied des escalators dans quelques mois. A bord, on côtoie cette belle Africaine en boubou traditionnel et (authentiques) bagages Vuitton et les hôtesses des compagnies aériennes qui font la navette entre la ville et l'aéroport. On est, de plus, gentiment accueilli par un personnel de bord qui indique à chacun où placer ses bagages et où se trouvent les sièges libres. A bord des rames climatisées, on découvre les prises électriques qui permettent de recharger son téléphone et d'achever sur PC le rapport que l'on doit rendre dans la matinée. Mais attention, le voyage est si court que l'on dispose de peu de temps entre l'avion et la gare. Le Rhône Express roule tranquille à 100 km/h. Essayez donc d'en faire autant avec la voiture! Ajoutez ce flux RSS à votre lecteur préféré
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