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40 comme dirait Ali Baba, ce sont les 40 membres (en fait 43 aux dernières nouvelles…) de l'association pilotée par Pierre Grison, émérite et compétent plumitif gastronome, fort respecté des cuisiniers. A l'origine de l'association des Authentiques Bouchons Lyonnais, le souci de guider le visiteur égaré (et pas que…) entre Rhône et Saône et qui demande toujours , dixit l'Office de Tourisme du Grand Lyon
, où trouver un bouchon pour se plonger avec délectation dans les mœurs et la mangeaille locale (les quenelles, les saladiers de lentilles, de museau, de "clapotons", la blanquette, la tête de veau et autres gratons).
Pour éviter les faux monnayeurs, une poignée d'entre eux avaient créé l'association (déposée) des Authentiques Bouchons Lyonnais. Laquelle est tombée en désuétude et vient de renaître de ses cendres sous la forme d'une plaque apposée sur la vitrine des membres et d'un guide en français et en anglais disponible dans les 100 plus grands hôtels du Grand Lyon, à l'Office du Tourisme et distribué en kiosque avec Lyon Poche le magazine lyonnais des loisirs.
Ce sont les membres qui décident de l'entrée des impétrants dans l'association et ils ne se trompent guère et même pas du tout. "Copinage" hurlent ceux d'en face, qui viennent de faire labelliser "Les Bouchons Lyonnais" et en sélectionnent 17 seulement pour l'instant. Il faut dire que, si figurer dans le guide de Grison est gratuit, il en coûte 380 EUR pour recevoir la plaque émaillée labellisée des Bouchons Lyonnais. En même temps, il faut bien payer les limiers du bureau Véritas qui pratiquent des audits pour déterminer anonymement et au moyen d'un questionnaire bien administré si les demandeurs sont ,ou non, dignes de… Paperasse, paperasse qui pourtant ne se mange pas en salade.
A l'exception du Café du Jura qui figure dans les deux associations, c'est bataille rangée derrière Marguin, président et actif membre des Toques Blanches, pour ne pas dire plus, d'une part et Grison d'autre part. Dont nos confrères de Lyon Capitale disent qu'ils "ont autant d'estime l'un pour l'autre que Gérard Collomb en a pour Martine Aubry..." On pourrait dire aussi que Fillon en a pour Copé et inversement. Reste que, pour les "estrangers qui ne sont point d'ici " comme on dit à Lyon, ce n'est pas facile, facile.
Parmi tous les bistrots qui affichent "bouchon" sur leur porte et ne sont labellisés ni par l'un ni par l'autre, il y a à boire et pas trop bon à manger. Et que, bonne nouvelle, les deux associations ne sélectionnent, elles, que d' honorables maisons qui méritent bien de l'appellation. C'est rassurant. La mauvaise nouvelle, c'est que, à l'heure où sont écrites ces lignes, aucune d'entre elles ne possède son site Internet dédié, histoire, pour les visiteurs du Sirha qui se tient justement cette semaine par exemple, d'organiser leur séjour.
On a beau dire que la caractéristique des bouchons est avant tout, qu'entre leurs murs, rien ne change, ni les papiers peints, ni les affiches, ni les ardoises, ni les portes allumettes accrochés au murs, il faudrait peut-être pour eux, qu'ils se décident à vivre avec leur temps. Ce qui n'enlève rien à l'authenticité, semble-t-il... Conduisez nos visiteurs directement sur votre site! (Min. garanti 50 visiteurs uniques francophones pour 1 Euro seulement!).
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