Je n'apprendrai rien à personne en affirmant que Grenoble est une vraie capitale. Celle des Alpes, entourée tout l'hiver de sommets enneigés. Intelligente, cultivée et peuplée d'industries de très haut niveau, elle attire en grand nombre des ingénieurs pointus qui adorent se rafraîchir la tête en dévalant les pistes dès qu'ils en ont la possibilité.
Certains stations, comme le Sappey en Chartreuse ou encore Chamrousse, celles du Vercors et quelques autres, sont à 1/2 heure, voire 1/4 d'heure du centre ville. Et pour ne pas perdre la main, les Grenoblois disposent même d'un téléphérique urbain qui leur permet d'évaluer la situation en prenant de la hauteur. La ville qui a organisé les Jeux Olympiques en 1968 attire donc du beau monde et des vacanciers de toute la France et toute l'Europe. Des Britanniques en tout premier lieu, suivis des Belges et des Néerlandais.
A l'exception de stations géantes et performantes comme l'Alpe d'Huez, baptisée "l'Ile au soleil" et Les Deux Alpes et son glacier, le ski en hiver est plutôt familial, donc relativement bon marché, les stations très villages mais les hauts sommets toutefois escarpés.
Et si la grande rivalité entres les massifs français s'exerce entre les Alpes qui raflent la mise et les domaines plus secondaires comme les Pyrénées, le Jura, l'Auvergne et les Vosges (la plate Picardie parle aussi de sports d'hiver avec le char à voile qui se pratique de préférence quand souffle la bise!), il n'empêche que les Alpes du Sud, l'Isère et les Savoie ne lâchent jamais l'affaire et tentent de se surpasser entre elles.
Car si les Savoyards, ont admis de se réunir en un même Savoie Mont Blanc mais continuent à prétendre qu'il y a une vraie différence d'authenticité entre les deux départements, l'Isère et ses 22 stations, elles, les ignorent le plus souvent avec superbe. Elles ne participent, par exemple, jamais à l'étude qui a lieu 2 fois par an en Rhône-Alpes sur les projets et leurs résultats de fréquentation. Au pays de Stendhal et Berlioz, on préfère faire bande à part!
En dehors du massif des Alpes et de Killy qui a raflé les médailles en 68 et orchestré les Jeux d'Albertville en 92, il n'y a guère de points communs entre elles. Et toute seule, l'Isère se défend bien. Tout d'abord elle se met en 4. Quatre massifs qui enserrent la ville et lui offrent des terrains de jeux très différents.
La Chartreuse et ses forêts, idéale pour les amateurs de nature et les débutants qui sont certains de ne pas se faire bousculer sur des pistes sur lesquelles les fous de glisse ne s'aventureraient jamais. Comme sur le plateau des Petites Roches, le Col de Marcieu et le col de Porte. Et des stations comme Saint Pierre de Chartreuse, le paradis des fondeurs.
Le Vercors qui s'étire entre la Drôme et l'Isère est un Parc Naturel Régional dont les amoureux des grands espaces enneigés, du ski nordique et autres spécialités de longue haleine raffolent. Autrans, est un des plus beaux domaines de ski de fond d'Europe et Villard de Lans la plus importante station du Vercors attire tous les connaisseurs amateurs de grandes étendues de neige vierge.
De Chamrousse dans le massif de Belledonne, on aperçoit Grenoble et ses lumières juste en bas quand la nuit tombe. La station qui avait un peu marqué le pas après les JO retrouve un certain tonus et multiplie les initiatives avec de nouveaux hébergements et de nouvelles structures. Le Collet d'Allevard perché à près de 1500m est un des plus grands domaines d'Europe de ski nocturne.
L'Oisans enfin, mais dans un autre genre, fait la part belle au grand ski avec l'Alpe d'Huez, ses 8000 mètres de grandes descentes et la fameuse piste de la Sarenne, que tout ce qui aime les émotions fortes connaît, et les 2 Alpes, qui propose aux amateurs de glisse à la recherche de sensations, de découvrir le ski de randonnée, baptisé aussi ski d'alpinisme. Les guides de la station équipent le groupe de peaux de phoque (il s'agit en fait de mohair qui agrippe aussi bien que les peaux autrefois et laisse tranquilles les animaux). La remontée se fait sous les étoiles à la frontale pendant 450m et dure 1h30 environ. Ensuite, après la pause au restaurant d’altitude La Troïka à 2090m, les peaux sont retirées des skis et on rejoint la station en douceur.
A l'Alpe du Grand Serre, on s'exerce au ski de couloirs (très évocateur) et on peut aussi, dans tout le massif de l'Oisans, tenter l’expérience « Grand Nord » façon esquimaux et passer une nuit sous igloo après une marche de 3 heures dans la montagne sauvage. On construit alors son abri et on apprend qu'il existe plusieurs sortes de maisons en glace. Celle que l'on bâti en parpaings de neige et celle que l'on creuse dans un mur de neige. Le repas montagnard est prévu mais il faut, on l'aura compris, une bonne condition physique pour participer à l'aventure.
Ces grandes stations, qui rivalisent d'ingéniosité tout l'hiver, échangent le ski contre le VTT dès la fonte des neiges avec, en prime aux 2 Alpes, le ski sur le glacier pendant tout l'été. Elles n'ont rien à envier aux grandes stations de Tarentaise. D'autant que leurs vastes domaines skiables sont reliés à de petites stations familiales qui ont moins de 25 ans d'âge (ce qui, de nos jours représente à peine l'âge de raison...) comme Oz-en-Oisans qui s'est fait, pour fêter son anniversaire, une spécialité des descentes aux flambeaux et dîner tous ensemble au gîte le Sardonnier. Ou encore l'escarpée Vaujany avec ses grimpettes et ses escaliers.
Toujours dans le même domaine les vrais villages comme Venosc ou encore Auris-en Oisans enchantent les amateurs d'authenticité en totale rupture avec le monde de la haute montagne et des glaciers de La Grave - La Meije pourtant tout près de là.
Evidemment, ici comme ailleurs en montagne, les événements comme l'Aventure Polaire et ses 100 attelages de chiens de traîneaux à Méaudre dans le Vercors les 28 et 29 janvier; la traversée du Vercorsles 3 et 4 mars ou encore le Canicross à Auris en Oisans le 13 mars, ont mission d'attirer les touristes en dehors des périodes consacrées des vacances scolaires. Exactement le moment où il faut s'y rendre si on en a la possibilité. C'est mieux et c'est moins cher!
BELLE JOURNÉE SUR FRENCH TOURISME & SHOPPING à la rencontre de la France chez elle et dans le monde !
Parce que FrenchTourisme est installé à Lyon, nous connaissons la Capitale des Gaules encore mieux que les autres villes dont il est question dans nos colonnes. Et nous avons nos bonnes adresses du moment que nous vous livrons ici... Découvrez les une à une sur la carte.
Boutiques,hôtels, restaurants, musées... avec description, photo, vidéo, renseignements pratiques, itinéraire pour s'y rendre, accès au site internet et... nos commentaires. Profitez-en bien !
Trouver sur la carte :
Bonne Adresse 2012 :
Située à l'entrée de la vallée du Rhône, la ville de Lyon, forte de son poids démographique et économique, mais aussi de son rayonnement culturel et gastronomique, retient les touristes et domine une vaste région qui sert en partie d'espace de loisirs pour ses habitants.
La région lyonnaise est sans conteste la première région gastronomique de France. Appuyée sur un tourisme d'affaires dynamique, mais plus encore sur une tradition culinaire séculaire, la table lyonnaise peut satisfaire une large clientèle.
La ville et ses environs comptent de nombreuses tables très célèbres mais, tout aussi recherchés, les « bouchons » lyonnais répondent aussi à la demande d'une population locale avertie.
La gastronomie s'appuie également sur l'extrême diversité des produits régionaux, qu'il s'agisse des poulardes de Bresse, du gibier de la Dombes, du boeuf du Charolais, des truites de l'Ain, des vins du Beaujolais (le « troisième fleuve » de Lyon) ou des Côtes-du-Rhône proches... ou simplement des cochonnailles dont la cité rhodanienne s'est fait une spécialité.
Le tourisme d'affaires et le tourisme gastronomique ne doivent pas faire oublier les autres richesses de Lyon. Son prestigieux passé est demeuré marqué dans les paysages urbains, notamment dans les anciens quartiers.
- Fourvière, la « colline qui prie » de Michelet, surmontée de sa basilique de 1872, est aussi la colline romaine, comme le rappellent le Grand Théâtre construit sous Auguste, et l'odéon, destiné autrefois aux manifestations musicales ;
- Les quartiers Saint-Jean, Saint-Paul et Saint-Georges, qui forment le « vieux Lyon », sont en cours de restauration. Ils abritent de nombreux hôtels des xve et xvie siècles et la pri-matiale Saint-Jean, de style gothique. Ces constructions sont entourées de rues pittoresques, où l'artisanat d'art et les galeries de peinture relaient les anciens commerces, renforçant la fonction touristique de l'ensemble ;
- La Croix-Rousse, « la colline qui travaille », où les traboules, dédales d'escaliers et de couloirs utilisés par la Résistance (Lyon en sera la « capitale »), abondent, a perdu la presque totalité de ses « bistanclaques » ou métiers à tisser manuels, mais elle conserve le souvenir de ses canuts, dont les révoltes de 1831 et de 1834 marquèrent la vie locale ;
- la presqu'île, entre Rhône et Saône, constitue le « cœur » de la ville, notamment entre l'immense place Bellecour et la place des Terreaux, où Cinq-Mars fut décapité en 1642. C'est le quartier des boutiques de luxe, des cinémas, des promenades... et aussi des musées. La ville en abrite un grand nombre. Les plus remarquables sont ceux des Beaux-Arts (sculptures et peintures), des Tissus (collection de tissus d'art du monde entier depuis le Haut Moyen Age), des Arts décoratifs (meubles, objets d'art, tapisseries), mais le plus original, situé dans le quartier Saint-Jean, de l'autre côté de la Saône, est celui de la Marionnette consacré à Guignol et à Gnafron, héros locaux, et à leurs homologues des autres continents.